No man's land
Bienvenue à No man's land, une ville dans laquelle tu t'es retrouvé enfermé de façon bien étrange. L'insécurité est de partout tu dois constamment rester sur tes gardes et...refaire ta vie ? Personne ne sait si vous pourrez ressortir un jour...ou non...
Un conseil : si le danger se présente, ne réfléchis pas...cours !

Hj: Merci de prendre en priorité les postes vacants. Ils sont nombreux et variés pour plaire au plus grand nombre. Si vous désirez changer quelque chose dans le pv, merci d'en parler d'abord à une fondatrice qui vous donnera, ou non, son autorisation.

Bienvenue dans cette ville de laquelle vous ne pourrez plus repartir ...

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 Journal d'une terrifiante terrifiée [Défi]

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Vicky A. Becker


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MessageSujet: Journal d'une terrifiante terrifiée [Défi]   Dim 17 Jan - 7:45

    Vicky était insomniaque depuis quelques jours déjà. L'atmosphère sinitre de cette ville empêchait la jeune fille de fermer les yeux et de s'envoler vers le pays de Morphée. Il était 3h28. Vicky attendait le sommeil avec impatience depuis plus de 4 heures déjà. En vain. Il faisait froid. Le vent s'engoufrait à travers le moindre petit espace dans la vieille maison où elle logeait. Le parquet craquait, sans raisons apparente. Les portes grinçaient, le robinet d'eau gouttait. Une vraie nuit d'horreur. Elle aurait dû s'installer avec quelqu'un, elle le savait, mais encore une fois, son sale caractère avait prit le dessus. Elle était donc seule. Avec la mauvaise impression d'être observée. Prise d'un énorme frisson, Vicky se leva soudainement. Elle ne pouvait pas rester dans cette maison. Alors tant pis, elle irait dehors. Elle pourrait ainsi explorer les endroits encore cachés de cette ville.

    Car il y avait des endroits cachés, elle en était certaine. Après tout, la ville était pleine de secrets. Elle même en était un. Une ville absente de toute carte cachait forcemment des lieux insolites. La jeune femme attrapa son manteau, et sortit rapidement de cette maison. Cette maison qui avait l'air hantée. Elle claqua la porte, et partit sans regarder en arrière. Plus vite elle serait loin de cet endroit, mieux ce serait. Elle arriva sur la place du village. Rien de bien intéressant à découvrir ici. Elle continua donc son chemin, empruntant les rues les plus étroites, et les chemins les plus sinueux. Soudain, une grande batisse se dressa devant elle. Vicky sursauta. Elle aurait juré que quelques secondes auparevent, il n'y avait rien devant elle.

    Elle s'approcha de quelques pas, observant le bâtiment. Il était vieux et sale, comme la plupart des choses à No Man's Land. Mais il était aussi craquelé, fissuré, comme si un tremblement de terre l'avait abimé. Seulement, le bâtiment dégageait une aura particulière. Le genre d'aura que seuls les vieux châteaux ont. Piquée en plein dans sa curiosité, la jeune femme s'avança encore plus près. Ainsi, elle s'aperçut qu'un panneau ornait le mur à côté de ce qui semblait être la porte principale. Elle passa la main dessus, délogeant la poussière, les toiles d'araignées et tout autres choses qui avaient élues domicile sur ce morceau de verre.

    Bibliothèque. Ce grand bâtiment apparut de nulle part était donc la bibliothèque municipale. Pourquoi pas, après tout ? Chaque ville avait sa bibliothèque, plus ou moins bien entretenue. A en juger par l'état de la porte, celle-ci ne devait pas avoir été ouverte depuis très longtemps... Il y avait un trou à sa base, comme si le bois avait été rongé par des animaux. Vicky prit le risque de l’ouvrir. Elle était d’une curiosité maladive. Elle poussa, en vain. La porte était bloquée. Elle devait être un peu rouillée. Elle s’appuya de tout son poids sur la porte, et elle céda enfin, dans un énorme nuage de poussière. Vicky toussa, chassant cette poussière avec sa main. La porte était carrément tombée, sortie de ses gonds. La jeune fille fit un pas, enjambant l’encadrement, tout en regardant autour d’elle.

    Elle était choquée. Devant elle, s’étalait des milliers, des millions de livres. Certains étaient sur des étagères, d’autres sur des tables, ou même encore sur le sol. Elle n’avait jamais vu autant de livres de toute sa vie. Elle fit un pas hésitant, regrettant de ne pas avoir apporté de lampe de poche avec elle. Elle trébucha sur quelque chose, quelque chose de circulaire qui faillit la faire tomber de peu. Elle se pencha pour mieux regarder l’objet fautif, et rigola. Une lampe de poche. Il fallait s’en douter. La jeune femme la rammassa, et l’actionna. Elle fonctionnait, bien entendu.

    Vicky avança, à la lumière de la lampe, veillant à ne pas marcher sur un livre. Elle marchait entre les rayons de la bibliothèque, éclairant des livres au hasard. Soudain, elle se figea. Une table, une seule, isolée. Posé sur cette table, un livre, ouvert. Comme s’il l’attendait. Elle regarda autour d’elle, se demandant qui pouvait bien avoir laissé ce livre ouv ert à cet endroit. Ne voyant personne, elle avança, et s’assit sur la chaise posée devant la table.

    Le cahier était visiblement vieux. Les pages visibles étaient vierges et jaunies par le temps. Vicky ferma le livre, s’apperçevant ainsi qu’il était en cuir. Quelque chose était gravé sur la reliure, mais elle ne pouvait dire quoi, tant il avait été malmené par le temps. Elle l’ouvrit, au début cette fois, et put clairement lire une écriture, plutôt féminine, net et soignée. Le genre d’écriture qui n’appartient qu’à une certaine époque, plutôt reculée.

    « Cher Journal, je ne compte plus les jours qui nou retiennent prisonniers ici-bas. J’espère que le créateur de cet endroit s’amuse à nous regarder, je l’espère oui, car un jour, un jour, Will nous vengera tous. Il me l’a promit tout à l’heure. Juste après que Kayla soit revenue. Car oui, elle est bel et bien revenue ! Elle était tout excitée, et tenait dans sa main un journal, journal daté d’aujourd’hui ! Normann n’en pouvait plus, il était dans un état pire que Kayla, et il a foncé tout droit sur la barrière invisible. Il est resté évanoui plusieur heures avant que… »

    Ainsi donc, c’était un journal intime. D’une fille coincée à No Man’s Land, elle aussi. Heureusement, Vicky et les autres étaient déjà au courant que tout ou presque pouvait traverser la barrière. Hommes exceptés, bien entendu. D’ailleurs, ils avaient tous envoyé des messages d’SOS, des bouteilles jetées à la mer. Au début du moins. Certains nouveaux arrivants s’acharnaient même, et restaient là des jours, à attendre une réponse, une aide, qui ne viendrait probablement jamais. Apparement, le journal datait d’une époque plus reculée, peut-être même les premiers instants de la ville. Vicky s’installa plus confortablement. La lecture promettait d’être captivante.

    « Cher Journal, aujourd’hui nous avons peut-être avancé dans le mystère qui entoure cette ville. Nous nous sommes rendus compte, que les stocks des boutiques étaient constament renouvelés ! N’est-ce pas étrange ?! Personne ne peut sortir d’ici, et pourtant de la nourriture, des vêtements, et pleins d’autres objets apparaissent chaque jour dans les rayons ! Will & moi n’avons que 19 ans, mais nous ne sommes pas idiots pour autant ! Nous avons donc eu une idée. Nous nous sommes cachés dans la boutique principale, et nous sommes restés là, toute la journée, et toute la nuit, en espèrant découvrir qui renouvelait ces stocks. Hélas ! nous avons lamentablement échoué. Les stocks ne se sont pas renouvelés, comme si la personne chargée de cette tache avait sût que nous nous trouvions là, et ne voulait pas se faire voir… »

    Voilà donc d’où venait cette légende ! Vicky l’avait souvent entendue depuis qu’elle était arrivée ici, elle-même n’ayant jamais osé tester la véracité de ces paroles en se cachant dans le magasin. Sa prédécésseuse, elle, avait eu ce courage. Ce Will devait surement être son frère, ou son petit-ami. Elle en parlait très souvent depuis le tout début. Et elle n’avait que 2 ans de plus que Vicky ! La jeune fille ne savait pas pourquoi elle avait autant été attirée par ce livre mais maintenant, elle ne regrettait pas d’être restée et de l’avoir lu. Peut-être qu’elle découvrirait ainsi de nouvelle découvertes, encore inconnues des autres habitants. La suite était brouillée, comme si l’auteure avait pleuré en l’écrivant.

    « Cher Journal, je ne sais pas comment j’ai encore la force d’écrire ces mots… Will est mort. Il est mort ! Ma moitié, mon tout, ma vie ! Il es mort… Je n’en reviens pas. Je n’arrête pas de pleurer depuis que l’on me l’a annoncé… Je pense que cette journée restera ancrée dans ma mémoire à jamais, comme le jour où Will Charlie Bennet connu la mort. On ne sait pas qui –ou quoi- l’a tué. Il était simplement là, mort, sur la place centrale. Si on ne me l’avait pas dit, je n’aurais jamais sût que c’était lui. Son visage tordu par la peur était méconnaissable, même si on lui enlevait les traces de griffes qui strieaient sa peau si douce… Excuse-moi, pardon, je ne peux pas. Je ne peux pas conter ce moment, ce moment que j’aimerais tant oublier ! J’aimerais tant retourner dans le passer et lui dire de ne pas y aller. Mais je n’en ai pas le pouvoir. Il disait que tout irait bien. Qu’il était sur d’avoir trouvé une échappatoire pour cette endroit, cet endroit maudit et que rien ni personne ne l’empêcherait de m’emerner loin d’ici… Une erreur de sa part apparement. »

    Cette fois, Vicky n’était plus du tout amusée. Au contraire même. Le vent dans son dos devenait de plus en plus effrayant. Elle en aurait frissoné. Même elle se contint, et prolongea sa lecture, devenant omnibulée par ce livre, cette fille qui écrivait. Ce journal devenait morbide. La fille lui faisait froid dans le dos. Mais qu’importe ! Elle avait besoin de savoir comment son histoire se terminait. Elle continua donc à lire, s’étonnant de plus en plus au fil du récit. D’après ce qui était écrit, le corps de Will avait mystérieusement disparu le lendemain de sa découverte. La jeune femme en était tellement choquée qu’elle dût relire ce passage 3 fois avant de se persuader qu’elle n’avait pas mal lu. Pour le coup, elle frissonait vraiment. Et pas que de froid. Ce qui ne lui arrivait que très rarement… Puis soudainement, sa lecture s’arrêta. Les jours étaient toujours écrit en haut de la page, mais c’était tout. Comme si la jeune fille qui écrivait avait disparue… De plus en plus choquée, Vicky tourna les pages, rapidement, jusqu’à arriver à l’avant dernière page du cahier. L’écriture avait changé. Elle était plus rapide, plus précipitée, et désordonnée.

    « Cher Journal, ces temps-ci, je n’ai pas arrêter de repenser à ce que Will m’avait dit avant de mourir, à propos des signes qu’il avait interprêté, des signes qui ne mentaient pas selon lui. Au début j’étais sceptique, mais là, tout m’est clairement apparut ! Il avait raison, Will avait raison ! Cette ville n’est pas entièrement close ! C’était tellement clair, je n’arrive pas à croire que je ne l’avais pas remarqué avant ... Je suis la seule au courant. Je ne sais pas si je dois mettre les autres au courant, ou juste partir, sans rien dire. Mais une chose est sûre, ils le savent. Je parle de ceux qui nous retiennent prisonniers ici. Ils sont déjà au courant, c’est pour ça qu’ils ont tué Will ! Je suis la prochaine sur la liste. Mes affaires sont déjà prêtes, je n’ai plus qu’à courir, courir loin d’ici. Mais avant, je voulais laisser une dernière trace de mon passage à No Man’s Land. Pour toi, lecteur avisé de ce journal, prends garde. Ils sont partout. Quand tu liras ce qui suit, part. Suit les instructions que tu trouveras sur le chemin et par, loin d’ici. Cette ville est maudite des Dieux, alors, fait attention. La sortie quand à elle, est facile à trouver. Il suffit de… »

    Et c’était là la fin du journal. Vicky n’en revenait pas. L’auteure devait bien avoir écrit la fin de son histoire non ?! Soudain Vicky remarqua quelque chose. La suite du message avait été arrachée. Il manquait une page. La page la plus importante du journal. La page essentielle. Qui, qui pouvait bien avoir arrché cette page ?! La jeune fille approcha le cahier de ces yeux, inspectant chaque centimètre du papier, espèrant qu’il lui révèlerait l’identité du fautif. Ce ne fût pas ce que ces yeux apeurés virent. Ni pourquoi son visage si beau affichait une moue d’horreur. Elle jeta le cahier sur la table, comme s’il lui avait soudainement brûlé les doigts, et frissona. Le vent siffla dans son dos, et le parquet grinça. Pour une fois dans sa vie, Vicky Becker était terrorisée. Elle se leva et recula vers la sortie, les yeux toujours rivés sur le cahier, comme s’il était maudit. Un hibou hulula, et Vicky sursauta, et s’enfuit à toutes jambes loin de cet endroit terrifiant.

    Sur la dernière page du journal, on pouvait très clairement voir « Journal de Juliette C. Becker, 1903 », accompagné de 3 gouttes de sang.
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